J’envoie plus d’un million d’e-mails à froid chaque mois, on peut dire que je connais une chose ou deux des meilleures pratiques de Délivrabilité des e‑mails à froid B2B.
Il existe plusieurs éléments à prendre en compte pour configurer vos e‑mails à froid : achat de domaines, création de boîtes de réception, mise en place du suivi, etc. Dans ce guide complet, nous vous expliquons tout ce qu’il faut savoir pour que vos e‑mails à froid arrivent dans la boîte de réception.
Nous allons passer en revue le processus de base pour utiliser plusieurs domaines et boîtes de réception dans la configuration d’emails à froid, ainsi que des automatisations puissantes inédites. Nous résoudrons aussi les problèmes courants de Délivrabilité des e‑mails afin que vous puissiez les corriger avant qu’ils n’impactent votre réputation d’expéditeur et que vos messages ne finissent dans le dossier spam.
Alors, lançons‑nous dans la première bonne pratique pour la Délivrabilité des e‑mails à froid.
En bref :
- Utilisez plusieurs domaines et boîtes de réception (rotation des boîtes) pour protéger votre réputation d’expéditeur et grandir en toute sécurité. Le calcul : divisez votre objectif quotidien d’envois par 50 pour obtenir le nombre de boîtes nécessaires, puis par 100 pour le nombre de domaines.
- La configuration technique est incontournable : les enregistrements MX, DKIM, SPF et DMARC doivent être correctement paramétrés avant d’envoyer le premier e‑mail à froid.
- Réchauffez chaque nouvelle boîte de réception pendant au moins trois semaines avant de lancer vos campagnes en direct. Ignorer le warm‑up épuise rapidement les domaines.
- Ce qui compte, c’est la pertinence du texte et de l’offre, pas les astuces de délivrabilité. Un email convaincant et personnalisé peut toujours surpasser un email techniquement parfait mais générique.

1 - Utilisez plusieurs domaines et boîtes de réception
La méthode la plus évolutive et fiable pour lancer des campagnes d’emails à froid en masse, c’est d’utiliser plusieurs domaines et boîtes de réception. On appelle ça la rotation des boîtes de réception. Il est aussi judicieux d’acheter plusieurs domaines pour des raisons commerciales générales.
La rotation de la boîte de réception protège la réputation de votre domaine principal si vos e‑mails sont signalés comme spam, ce qui se produira quoi qu’il arrive, même avec les meilleures campagnes.
À quoi cela ressemble-t-il concrètement ? Le domaine principal de Salesforce, par exemple, est Salesforce.com. Ce domaine bénéficie d’une excellente réputation SEO, d’une forte autorité de domaine et d’une bonne réputation d’expéditeur. Tous les e‑mails marketing envoyés depuis ce domaine sont donc bien partis.
Si une équipe Salesforce veut envoyer des e‑mails à froid, on lui conseille d’utiliser des domaines satellites comme gosalesforce.com, getsalesforce.com ou trysalesforce.com. Les commerciaux peuvent créer deux boîtes aux lettres par domaine, par exemple eric@gosalesforce.com et eric.n@gosalesforce.com. Ainsi, si l’une d’elles est classée spam, les autres restent livrables.
Certain·e·s craignent que l’envoi d’e‑mails depuis des variantes de domaine paraisse suspect. Pas de panique ! D’après notre expérience, tant que vous disposez d’un domaine .com avec un nom crédible, envoyer des e‑mails à vos clients depuis ces variantes ne pose aucun problème.
Petite précision : si votre entreprise génère suffisamment d’e‑mails, qu’ils soient transactionnels ou marketing avec de bons taux d’ouverture, et vous n’envoyez qu’une petite quantité d’e‑mails à froid, vous pouvez vous passer de plusieurs domaines et boîtes de réception. Cela convient aux entreprises qui envoient, par exemple, entre 1 % et 5 % de leurs e‑mails à froid par rapport à leur volume d’e‑mails marketing ou transactionnels.
2 - Acheter des domaines d’emails à froid auprès de fournisseurs de qualité
Comme indiqué plus haut, l’achat d’un nombre suffisant de domaines est essentiel au cold emailing. Lorsque vous achetez des domaines pour le cold emailing, suivez ces quelques règles de base.
Achetez auprès de marques de premier plan, comme Google ou GoDaddy. N’utilisez pas Namecheap ni d’autres marques médiocres ; vous compliquerez la configuration technique.
2. Intégrez le nom de votre marque dans votre domaine. Optez pour des variantes avec des préfixes comme go, try, get, fix ou access, ou des suffixes tels que emails, hq, etc. Évitez les caractères spéciaux, les chiffres, les tirets, etc.
3. Achetez uniquement des domaines .com.
4. Ajoutez ces domaines à votre compte admin Google ou Outlook (plus d’infos ci‑dessous).
Comment configurer des domaines et des boîtes mail pour le cold emailing
Nous vous expliquons tout ce qu’il faut savoir pour configurer les domaines d’emails à froid et les boîtes de réception, à la fois manuellement et automatiquement, dans cette vidéo.
3 - Configurez le nombre adéquat de boîtes de réception pour garantir la Délivrabilité des e‑mails à froid
Combien de domaines et de boîtes de réception vous faut‑il ? Ce n’est qu’un problème de maths ! Choisissez le nombre d’emails que vous souhaitez envoyer chaque jour et travaillez à rebours.
- Jusqu’à 50 e‑mails par boîte de réception chaque jour
- Jusqu’à 2 ou 3 boîtes de réception par domaine
- Jusqu’à 3‑4 domaines par console d’administration ou compte de suivi.
Emails par jour / 50 = Boîtes de réception nécessaires
Emails par jour ÷ 100 = Nombre de domaines nécessaires
C’est une bonne idée de créer un peu plus de boîtes mail froides et de domaines que le minimum que vous avez calculé : cette marge vous permet de changer de domaine ou de boîte si des problèmes surviennent. Visez environ 20 % de volume en plus de votre objectif pour compenser les erreurs et garder un envoi fluide. Dans l’exemple ci‑dessus, cela peut signifier mettre en place 4 boîtes sur 2 domaines.
Pour la mise en place d’emails à froid, la plupart des fournisseurs de domaine offrent les mêmes services essentiels. DNSimple propose de bonnes automatisations pour la configuration DNS. Vous pouvez utiliser Google Workspace ou Outlook pour créer vos boîtes de réception. Google coûte 6 $/utilisateur/mois pour le forfait de base, ce qui suffit généralement. Cet article de blog de Talmore vous explique comment configurer ces boîtes de réception pour lancer vos emails à froid.
4 - Mettez en place les enregistrements MX, DKIM, SPF et DMARC
Les authentifications MX, DKIM, SPF et DMARC peuvent sembler techniques, mais elles sont essentielles pour le cold emailing : elles montrent aux fournisseurs de messagerie que vous êtes bien l’expéditeur de votre domaine.
Ces authentifications sont simples à mettre en place. Quand vous achetez un domaine, cherchez « comment configurer un enregistrement DMARC » auprès de votre fournisseur et suivez les étapes. Si vous obtenez le domaine et les boîtes mail chez le même hébergeur, il configure le MX, le DKIM et le SPF pour vous. Il ne vous reste plus qu’à activer le DMARC. (C’est le cas si vous avez un domaine Google avec des boîtes Google Workspace, par exemple).
Une fois vos authentifications configurées, vérifiez que tout est en ordre avec des outils comme Mailgenius ou Mailtester avant de lancer vos campagnes d’e‑mail à froid.
Voici la signification de chaque acronyme. Vous pouvez passer à la suite si vous le voulez.
Enregistrements MX
Un enregistrement MX indique quel serveur de messagerie accepte les e‑mails pour un domaine. Il indique le nom du serveur et, le cas échéant, une priorité qui définit l’ordre de contact des serveurs.
Enregistrements DKIM
DKIM (DomainKeys Identified Mail) est une méthode d’authentification des e‑mails qui permet aux expéditeurs d’associer un nom de domaine à un message grâce à la cryptographie.
Valider la signature des e‑mails signés DKIM avec la clé publique du registre DKIM permet aux destinataires de vérifier que les messages sont bien autorisés par le propriétaire du domaine. Voici un site qui teste le DKIM.
Enregistrements SPF
Le SPF (Sender Policy Framework) est une technique d’authentification des e‑mails qui vérifie l’adresse IP du serveur d’envoi en la comparant aux enregistrements DNS du domaine. Les serveurs de réception effectuent des contrôles SPF pour s’assurer que les messages entrants proviennent d’une IP autorisée par l’enregistrement SPF du domaine de l’expéditeur.
Enregistrements DMARC
DMARC (Domain-based Message Authentication, Reporting and Conformance) est un protocole d’authentification des e‑mails qui s’appuie sur SPF et DKIM. L’enregistrement DMARC indique les paramètres SPF et DKIM du domaine, les Action à appliquer aux messages non conformes et les options de rapport.
5 - Automatisez la configuration de vos domaines et de votre boîte mail
Quand vous faites du cold emailing, configurer manuellement les domaines et les boîtes mail devient vite fastidieux, surtout quand vos campagnes grandissent. Vous pouvez simplifier tout ça avec des scripts d’automatisation et des Action en masse, le tout dans un seul Google Sheet. Regardez notre vidéo pour une explication pas à pas, en commençant ici.
En résumé, utilisez un outil d’automatisation des flux de travail comme Makeflow pour simplifier la configuration. Ajoutez vos domaines manuellement à votre compte Microsoft/Outlook, puis lancez le flux automatisé, qui :
- Ajoutez les enregistrements de sélecteur DKIM aux paramètres DNS du domaine.
- Ajoutez un enregistrement de politique DMARC.
- Mettez en place le suivi ouvert.
- Mettez en place le transfert pour que les e‑mails adressés au domaine arrivent correctement.
Le workflow ajoute tous les enregistrements DNS indispensables – DKIM, DMARC, MX, etc. Après son exécution, vous devez encore activer manuellement les clés DKIM dans votre **Compte** Microsoft/Outlook. Le même jeu de clés DKIM est réutilisé à chaque fois pour Microsoft/Outlook, vous pouvez donc simplement les copier‑coller depuis une autre configuration de domaine.
Une fois le workflow terminé et les clés DKIM activées, les domaines et les boîtes de réception sont configurés automatiquement.
Ensuite, reliez vos boîtes de réception à votre outil d’emailing à froid, comme SmartLead, pour activer le suivi et les analyses.

6 - Configurer un domaine de suivi personnalisé
Lorsque vous lancez votre première campagne d’emails à froid, surveillez le taux d’ouverture pour vous assurer que vos messages n’atterrissent pas dans le spam. Si vos emails à froid affichent un taux d’ouverture supérieur à 35 %, c’est bon signe : ils arrivent en boîte de réception.
Les plateformes de gestion d’emails vous permettent de suivre le taux d’ouverture de vos campagnes à froid grâce à un pixel invisible intégré à chaque message. Dès que le mail s’affiche, le pixel se déclenche et enregistre l’ouverture. Ces messages sont envoyés avec un domaine de suivi personnalisé, c’est‑à‑dire un nom de domaine dédié que vous pouvez exploiter dans l’infrastructure de votre fournisseur d’email pour suivre les ouvertures.
Vous devez toujours configurer vos propres domaines de suivi personnalisés. Un domaine de suivi public fait chuter votre délivrabilité, car les fournisseurs de listes d’e‑mail reconnaissent et blacklistent le lien utilisé par d’autres.
Les mauvaises campagnes d’autres expéditeurs peuvent entacher votre réputation. Par exemple, si vous utilisez un pixel partagé d’une plateforme comme HubSpot, vous le partagerez probablement avec de nombreux autres utilisateurs, y compris des spammeurs. Si Google constate que votre e‑mail contient un pixel associé au spam, il peut également le placer dans le dossier spam.
Pour éviter cela, optez pour le suivi de domaine personnalisé : vous gardez le contrôle de votre réputation. Instantly, Smartlead et Uptics proposent tous des guides pour le configurer. Vous devez disposer d’un CNAME pour suivre correctement les ouvertures. Pour en créer un, ouvrez les paramètres de domaine chez votre hébergeur, ajoutez un nouveau CNAME et suivez les instructions.
Un petit mot de prudence : quand on fait du cold emailing, les taux d’ouverture mesurés par les pixels sont souvent surestimés et peu fiables. Par exemple, si quelqu’un a son **Compte** mail relié à l’app iOS Mail, le pixel se déclenche dès que le message arrive, pas forcément quand il est réellement ouvert. Si vous avez l’impression qu’un destinataire ouvre vos mails 40‑50 fois, le taux d’ouverture est probablement gonflé par un autre facteur.
Une fois que vous avez confirmé que votre campagne d’emails à froid fonctionne, il est temps de désactiver le suivi. Les pixels de suivi d’ouverture incitent les fournisseurs de messagerie à vous classer comme promotionnel ou spam.
7 - Mettre en place le transfert de domaine
Configurez le transfert de vos domaines d’envoi secondaires vers votre domaine principal de marque, dernière étape pour mettre en place votre infrastructure d’envoi d’emails à froid.
Le transfert apporte deux avantages majeurs en prospection à froid. Quand les destinataires vérifient la provenance de vos e‑mails, ils sont redirigés vers votre site principal, ce qui renforce légitimité et confiance. Le redirection permanente 301 crée aussi un lien entre vos domaines secondaires et votre domaine principal, améliorant ainsi la délivrabilité.
Vous pouvez configurer la redirection de domaine depuis le tableau de bord de votre registrar, comme aux étapes précédentes. Dans le tableau de bord GoDaddy, ouvrez le menu Redirection et saisissez votre domaine principal dans le champ « Rediriger vers » pour chaque domaine secondaire.
8 - Préparez vos boîtes de réception avant d’envoyer vos campagnes
Le réchauffement d’une boîte de réception consiste à envoyer progressivement des e‑mails à froid depuis un nouveau domaine, afin de bâtir sa réputation avant de le mettre en service pour des campagnes réelles. Plus vous laissez le temps à vos boîtes de se réchauffer avant de lancer vos campagnes, plus elles resteront performantes.
Pourquoi c’est important ? Quand vous lancez des e‑mails à froid depuis un nouveau domaine, les destinataires vous voient comme une inconnue. Si vous envoyez d’un coup un gros volume, ils le jugeront suspect. Les filtres anti‑spam bloqueront alors vos messages avant qu’ils n’atteignent la boîte de réception.
Utilisez des outils de warm‑up comme SmartLead ou Instantly pour activer vos nouvelles boîtes mail. Ils envoient chaque jour quelques messages depuis vos nouveaux domaines vers des boîtes vérifiées, afin de bâtir votre réputation d’expéditeur. Au fil du temps, quand votre domaine montre qu’il envoie des échanges légitimes, ces outils augmentent progressivement le volume.
Réchauffez vos boîtes de réception pendant trois semaines. (Passer de deux à trois semaines a boosté notre taux d’ouverture de 30 %). Commencez avec cinq e‑mails de chauffe le premier jour, puis ajoutez cinq e‑mails chaque jour, sans dépasser cinquante e‑mails par jour.
Fixez un taux de réponse de 25 à 40 % pour vos e‑mails de warm‑up. Ne le montez pas à 100 % ; quand vous lancerez votre campagne d’e‑mail à froid, il ne sera pas aussi élevé. Une chute aussi nette ne passe pas bien.

9 - Maîtrisez la rédaction de vos e‑mails à froid et votre offre
La chose la plus importante pour la délivrabilité des e‑mails à froid, c’est d’avoir une offre qui parle à votre audience.
Même avec une configuration technique médiocre, si votre offre est percutante, personnalisée et pertinente, vous pouvez toujours atteindre les boîtes de réception. Par le passé, nous avons envoyé des e‑mails à froid depuis des boîtes toutes neuves, sans phase de chauffe, et nous avons tout de même obtenu un taux d’ouverture de 70 %. Les campagnes comportaient trois lignes personnalisées générées par l’IA et un appel à l'Action clair.
Le contenu de vos campagnes d’emails à froid compte plus que les « hacks » de délivrabilité. Trouver la bonne offre dans l’objet et le texte de vos emails mérite même un article dédié. Consultez notre guide sur la rédaction d’emails à froid pour nos meilleurs conseils.
Envoyez des e‑mails à froid au nom de la personne de votre entreprise qui a la plus forte présence sur les réseaux sociaux. Si ce n’est pas possible, faites‑le partir du fondateur. Sinon, choisissez le responsable marketing le plus senior (par ex. CMO, VP Sales, etc.). Dans le pire des cas, utilisez le nom d’une femme de votre équipe commerciale ou de votre organisation (nous ne fixons pas les règles !).
10 - Adoptez des objets personnalisés pour augmenter de 47 % le taux d’ouverture
Vous n’avez que quelques secondes dans une boîte de réception avant que votre mail ne soit lu. Soignez vos lignes d’objet.
Nos tests montrent que la personnalisation pour le destinataire augmente le taux d'ouverture de 47 %. Rendez-le pertinent.
Imagine recevoir « John, je viens de voir que vous avez rejoint Acme » d’un contact, contre « Je pensais que cela vous serait utile » d’un inconnu. Grande différence.
Voici des Template simples pour vous inspirer.
« Salut [prénom], j’ai aimé ton post sur [sujet pertinent] »
« [Prénom], félicitations pour Acme Co ! »
Ça donne l’impression d’une recommandation personnalisée, comme si un proche vous la suggérait. Pas un discours commercial.
Restez bref, personnalisez, et faites subtilement allusion aux Signal de crédibilité. Ça ouvre la porte.
11 - Commencez à envoyer des e‑mails à froid progressivement
Une fois vos boîtes de réception bien réchauffées, vous pouvez augmenter le volume d’envois. Au lancement de la campagne, continuez à réchauffer les boîtes, mais limitez‑vous à 10 e‑mails à froid par jour, avec un taux de réponse de 100 %.
Répartir intelligemment le volume sur plusieurs boîtes de réception et domaines déjà réchauffés vous permet de développer votre prospection par e‑mail à froid de façon sûre et durable sur le long terme.
Si vous devez lancer vos campagnes immédiatement et que vous n’avez pas le temps de réchauffer vos boîtes de réception, commencez par envoyer 10 à 15 e‑mails à froid chaque jour depuis vos comptes. Soyez prêt à ce que vos boîtes soient signalées. Elles seront perdues plus vite, alors préparez d’autres comptes de rechange à déployer en quelques semaines.
Envoyez un e‑mail à froid toutes les 8 à 15 minutes par boîte de réception. Conservez le même volume d’envois dans chaque boîte.
Maintenant que vous avez configuré votre première campagne d’emails à froid, passons aux techniques de dépannage de base.
12 - Vérifiez la configuration technique de votre cold email
La première chose à vérifier, c’est que vos e‑mails sont correctement configurés. Recherchez les petites erreurs évidentes : DKIM, DMARC et SPF sont‑ils en place ? Des services comme Mxtoolbox.com, mail‑tester.com, mailgenius.com peuvent aider. On recommande souvent Mailgenius, car ils offrent des conseils de dépannage. Voici quelques outils pour tester la Délivrabilité des e‑mails.
13 - Évitez les mots qui déclenchent le spam pour ne pas finir dans le dossier spam
Beaucoup de mots déclenchent immédiatement les filtres anti‑spam (mentionner Jésus, Bitcoin ou Viagra, c’est se mettre dans l’embarras). Vérifiez toujours vos lignes d’objet et le corps de vos e‑mails pour éviter ces mots déclencheurs. HubSpot propose une excellente liste de mots anti‑spam list classée par secteur, avec des expressions comme « éliminer le crédit », « augmenter vos ventes », « réduire les rides », et bien d’autres.
14 - Ne mettez pas d’images ni de liens dans vos e‑mails à froid
Lors d’envoi d’emails à froid, privilégiez le texte simple, sans images ni liens. Les images intégrées sont souvent bloquées par les clients de messagerie et nuisent à la Délivrabilité des e‑mails, tandis que les liens sont perçus comme des signaux de spam et augmentent les risques que votre message soit signalé ou bloqué.
Utiliser du texte brut élimine ces risques, votre message passe ainsi ; l’absence de liens et d’images vous oblige à peaufiner votre rédaction pour que l’e‑mail soit convaincant à lui seul.
15 - Inclure un lien de désabonnement
Certaines zones, comme la Californie, exigent d’inclure un lien de désabonnement dans les e‑mails à froid. Malheureusement, ces liens peuvent réduire la délivrabilité des e‑mails à froid parce que (a) ce sont des liens, (b) ils vous font passer pour du spam ou du contenu promotionnel, et (c) ils indiquent aux destinataires qu’ils font partie d’une séquence automatisée.
Lorsque c’est possible, nous utilisons des phrases du type « si cela ne vous concerne pas, dites‑le‑moi » pour que les destinataires d’un e‑mail puissent se désinscrire sans devoir cliquer sur un lien.
16 - Envoyez uniquement à des adresses e‑mail valides
Envoyez vos emails à froid uniquement à des comptes valides. Les emails à froid qui rebondissent sur des adresses invalides nuisent à votre délivrabilité et à la réputation de votre domaine. Avant de lancer une campagne, nettoyez votre liste d’emails.
Plusieurs outils peuvent aider. ZeroBounce est l’outil le plus qualitatif et le plus cher du marché. D’autres, comme Debounce, sont plus abordables et donnent des résultats similaires. Si vous disposez d’une liste déjà validée, vous pouvez la nettoyer grâce à une offre à vie proposée par un service comme Appsumo.
En plus, évitez d’envoyer des cold emails à des domaines catch‑all. Un domaine catch‑all accepte tous les messages entrants, même si l’adresse n’existe pas. Envoyer des cold emails à ces domaines génère beaucoup de rebonds, ce qui nuit à votre réputation et à votre capacité à atteindre les boîtes de réception.
Lors de la validation des listes d’e‑mail, les domaines catch‑all ne peuvent pas confirmer si une adresse est valide ou non, ce qui complique la garantie de la qualité de la liste et l’efficacité de la campagne. Mais on peut contourner le problème, par exemple en utilisant Google Sheets pour vérifier les adresses liées à des comptes Google.
17 - Utilisez des outils de détection de spam ou testez votre seed list
Des outils comme GMass Spam Checker (gratuit) ou Glock Apps vous permettent de tester vos listes de seed pour vérifier si vos e‑mails atterrissent dans le spam plutôt que dans la boîte de réception. Il suffit d’envoyer des e‑mails de prospection à froid à un petit panel de boîtes seed et de voir où ils sont classés.
N’oubliez pas, cependant, que les tests de seed peuvent être imprécis pour de nombreuses raisons. Les comptes seed ne reproduisent pas forcément de vrais utilisateurs qui filtrent leurs boîtes de réception. En plus, c’est un indicateur qui arrive en retard : quand le test de seed signale un problème, vous avez probablement déjà manqué les boîtes de réception des gens depuis un moment.
Si vos taux d’ouverture d’emails à froid sont en dessous de 30‑35 %, il vaut mieux passer les tests de seed et concentrer vos efforts sur le cœur de la campagne : le texte. (Avec un taux d’ouverture de 30 % – même sans spam – il faut retravailler le texte.) Que vous atterrissiez dans le spam ou non, créez davantage de boîtes aux lettres et de domaines, réchauffez‑les et proposez un contenu plus percutant.

18 - Utiliser le matching MX pour envoyer des e‑mails depuis le même domaine que vos lecteurs
La correspondance MX est l’une des dernières nouveautés du paysage de la délivrabilité des e‑mails à froid en 2024. C’est le fait d’envoyer des messages depuis le même domaine que vos destinataires : de boîtes Google à des boîtes Google, d’Outlook à Outlook, etc.
Comment le matching MX peut‑il vous aider à placer davantage d’e‑mails dans les boîtes de réception de vos destinataires ? Les fournisseurs de messagerie comme Google et Outlook suivent généralement leur propre réputation de domaine et ne la partagent pas entièrement avec les autres.
Lorsque Google reçoit un e‑mail à froid depuis une boîte Outlook, il doit s’appuyer sur les Score d’expéditeur d’Outlook pour cette boîte, et l’inverse est vrai. Les fournisseurs de messagerie peuvent bloquer certains Comptes supplémentaires provenant d’autres services, parce qu’ils ne se font pas entièrement confiance.
19 - Servez‑vous du spintax pour créer des variantes de vos e‑mails à froid
La spintax, c’est une technique pour créer plusieurs variantes d’un texte dans un e‑mail à froid. Elle repose sur une syntaxe simple : des accolades {} et des barres verticales | indiquent les options possibles pour un mot ou une phrase.
Voici un exemple de ligne d’objet avec spintax :
« {Ne manquez pas l’occasion|Ne laissez pas passer cette opportunité|Ne ratez pas votre chance} d’économiser 10 % sur votre achat »
Vous disposerez de trois lignes d’objet différentes à envoyer à un destinataire.
Utiliser le spintax pour créer plusieurs variantes d’objet et de contenu d’e‑mails à froid augmente vos chances d’atterrir dans la boîte de réception. Les fournisseurs sont plus enclins à vous classer comme spam si vous envoyez des e‑mails à froid Template à de nombreuses personnes, en ne changeant que des détails mineurs comme le prénom.
Il existe de nombreuses façons de créer plusieurs variantes synonymes d’un e‑mail à froid ou de ses lignes d’objet. Vous pouvez alterner différents titres (« hey [first name] » ou « hello [first name] »), utiliser Google Docs ou Grammarly pour dénicher des synonymes, voire faire tourner des citations motivantes dans votre signature. Des outils comme sp1in.me vous permettent de configurer tout ça en un clin d’œil.
20 - Suivre les listes noires
Si vous constatez que le taux d’ouverture ou de réponse de vos e‑mails à froid chute, vérifiez que vous n’êtes pas sur une liste noire. Des listes comme Spamhaus ou Barracuda Central classent les expéditeurs comme spammeurs, ce qui fait filtrer automatiquement leurs messages. Sortir d’une liste noire peut parfois coûter, mais souvent une simple demande suffit.
Des outils comme MXToolbox, les applications Glock ou Gmass vous permettent de vérifier si votre adresse IP ou votre domaine figure sur une liste noire et de le faire retirer. (Pas d’inquiétude si vous êtes sur la liste SORBS ; de nombreux domaines y sont.)
21 - Arrêtez les campagnes inefficaces immédiatement
Dès que vous repérez une campagne d’e‑mails à froid qui ne fonctionne pas, arrêtez‑la. Vous reconnaîtrez le problème à l’écoute : des réponses irritées ou de nombreux contacts qui demandent à être retirés de votre liste.
Ne mettez pas en danger la réputation de votre domaine en essayant de relancer une campagne qui s’essouffle. Prenez du recul, revoyez votre texte, le positionnement du produit et votre stratégie d’e‑mail. Vous augmenterez ainsi vos chances de succès pour les prochaines campagnes à froid et éviterez les signalements de spam et les désabonnements.
Pour aller plus loin, consultez notre guide sur la rédaction d'emails à froid ou notre guide sur la génération de Lead B2B !
FAQ
Quelle longueur idéale pour un e‑mail à froid afin d’obtenir le meilleur taux de réponse ?
Restez bref. Le post souligne que les e‑mails en texte brut, centrés sur le texte, surpassent les messages longs et riches en images. Une ligne d’objet percutante, 2‑3 lignes personnalisées et un appel à l'Action clair constituent la formule. Tout ce qui dépasse risque de réduire l’engagement et d’augmenter les chances d’être filtré comme spam.
De combien de domaines d’emails à froid et de boîtes de réception ai‑je réellement besoin ?
Divisez votre volume d’envoi quotidien cible par 50 pour connaître le nombre de boîtes de réception nécessaires, et par 100 pour estimer le nombre de domaines. Ajoutez une marge de sécurité de 20 % au-dessus du minimum afin de gérer les imprévus sans perturber vos campagnes. Par exemple, 500 e‑mails par jour demandent environ 10 boîtes de réception réparties sur 5 domaines, avec quelques réserves en plus.
Quel taux d’ouverture indique que mes e‑mails à froid arrivent dans la boîte de réception ?
Un taux d’ouverture supérieur à 35 % est un fort Signal que vos e‑mails arrivent dans la boîte de réception. Si vous restez en dessous de 30‑35 %, travaillez d’abord votre texte et la qualité de votre liste avant de lancer des tests de seed. Les taux d’ouverture mesurés par le suivi des pixels peuvent être gonflés (surtout sur iOS) ; considérez‑les donc comme indicatifs, pas comme des chiffres exacts.
Dois‑je réchauffer chaque nouvelle boîte mail avant d’envoyer des e‑mails à froid ?
Oui. Chauffez chaque nouvelle boîte aux lettres pendant au moins trois semaines avant de lancer les campagnes en direct. Commencez avec cinq e‑mails de chauffe par jour, puis ajoutez cinq chaque jour, jusqu’à un maximum de 50. Ignorer la chauffe ou la raccourcir épuise les domaines plus vite et nuit à votre réputation d’expéditeur.































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